INTRODUCTION

 

La problématique du développement des zones côtières est aujourd’hui au centre des préoccupations de tous les Etats côtiers au regard des fortes pressions que connaissent ces milieux.

C’est pourquoi le sommet mondial pour le développement durable (World Summit for Sustainable Development, WSSD, 2002), à travers son plan de mise en oeuvre, a confirmé le rôle de la COI dans le domaine des sciences marines et de la gestion durable des océans, en soulignant son rôle dans le renforcement des capacités, en l'incitant à renforcer ses activités : "Renforcer la capacité de la Commission océanographique intergouvernementale de l'Organisation culturelle, scientifique et éducative des Nations Unies, la FAO et les autres organisations sous-régionales, régionales et internationales concernées à construire une capacité locale en science marine et la gestion durable des océans et leurs ressources".

 L'engagement des Etats membres et des partenaires de la COI a permis à celle-ci d'offrir depuis 43 ans un forum intergouvernemental de haut niveau, en mettant l'accent sur la science océanique et le développement des services océaniques. A travers la COI, l'UNESCO a joué et continue à jouer un rôle dominant dans le développement des connaissances nécessaires pour la gestion des ressources océaniques. Les aspects physiques, biologiques et humains de la zone côtière se combinent avec les différents modes d’interaction de la trilogie océan-continent- atmosphère pour caractériser une grande diversité de systèmes écologiques et de paysages spécifiques de la zone littorale. Ces systèmes sont particulièrement attractifs pour les établissements humains, tant sur le plan de l'exploitation directe des ressources que sur celui de l'utilisation des caractéristiques des milieux littoraux pour les activités anthropiques: agriculture, élevage,  transports, industrie, tourisme... Ces utilisations multiples et souvent conflictuelles peuvent entraîner des dégradations des conditions de fonctionnement écosystémique de la zone littoral.

La plupart des organisations de gestion environnementale considèrent aujourd'hui qu'une conservation des ressources environnementales doit se faire à une échelle globale, et développent dans cette perspective de nouveaux concepts tels que ODINAFRICA, le Large Ecosystem Management (UICN) ou l'Ecoregion-based Conservation (WWF). Appliquées aux zones côtières en Afrique, ces approches sont pertinentes pour plusieurs raisons. Les facteurs socio-économiques exercent aussi une influence de plus en plus étendue, en rapport avec les développements technologiques, a mondialisation de l'économie et le caractère transfrontalier de certains phénomènes environnementaux (par exemple :la pollution transfrontière des milieux récepteurs).

La Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO (COI/UNESCO) ayant  perçu le rôle éminemment stratégique de ces données pour la réussite des projets de développement en milieu côtier a développé pour les Etats membres, un programme spécifique portant sur la gestion des données et de l’information  océanographique (IODE) dont le projet ODINAFRICA est une composante. ODINAFRICA (entendez Océan Data and Marine Information Network  for Africa ou Réseau Africain de Données et d’Informations Marines).

 En d’autres termes, ODINAFRICA vise à établir la pertinence des institutions de recherche en sciences de la mer et de leurs centres de données dans le développement durable des zones littorales. Le Réseau national d’échange de données (CNDO-GN), au sein duquel collaborent plusieurs institutions nationales productrices ou utilisatrices de données et d’information marines, constitue un créneau de renforcement de la coopération interinstitutionnelle contribuant de façon concertée à la gestion de l’environnement marin et côtier en république de Guinée. Le Programme du Centre National des Données Océanographiques (CNDO) de la Guinée vise d’une part à prévenir la dégradation du milieu marin due aux activités terrestres en aidant les Institutions Nationales spécialisées  à s'acquitter de leur devoir de conservation du milieu marin et d’autre part, á gérer les informations sur les données et bases de données environnementales maritimes et côtiers de la Guinée ainsi que la fourniture de produits de données et de services. Dans cette optique, la Communauté scientifique internationale à travers la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO et le Gouvernement des Flandres consentent des efforts louables au profit des Etats côtiers d’Afrique et des multiples utilisateurs par le biais du Projet ODINAFRICA.

Ce catalogue est une contribution modeste du CNDO-GN á la gestion durable des ressources et composantes physiques et chimiques des écosystèmes côtiers et marins de la république de Guinée, donc une contribution á la croissance économique respectueuse de l’environnement, donc du développement durable en Guinée.