L’ENVIRONNEMENT OCEANOGRAPHIQUE EN GUINEE

 

Le littoral guinéen long environ de 582 Km est constitué par une mangrove où d'importants cours d'eau tels le Cogon, le Rio Nunez, le Rio Pongo, le Konkouré et la Mélakoré , déversent leurs eaux en au moins cinq  embouchures charriant de grandes quantités d'alluvions.

L'écosystème marin  guinéen est constitué du plateau continental qui s'étend de 8° N à 11º N sur une largeur moyenne de 80 miles. Dans sa partie Nord il peut atteindre 110 miles (environ 200 Km). Il  s’agit, du  plateau continental le plus large de la côte ouest africaine. Sa pente est très douce et régulière (0,06%) d'après Postel, (1955).

Les eaux guinéennes sont riches en ressources marines, du plancton jusqu'aux mammifères en passant par les plantes aquatiques, les invertébrés, les poissons et les reptiles. Mais à l'état actuel, la zone côtière guinéenne connaît une dégradation progressive qui a un impact certain sur ses écosystèmes. Cette dégradation a pour causes principales certaines pratiques anthropiques dont entre autres, la coupe abusive et non sélective du bois de mangrove et sur les berges, l'érosion côtière et les rejets en mer de polluants de toutes natures et tous genres provoquant du coup la dégradation de l’environnement marin et côtier.

Ces rejets sont soient d’origines industrielles ou domestiques. Ces déchets subissent une transformation dans l'eau de mer tout en créant de substances et éléments nuisibles aux écosystèmes côtier et marin. La dégradation spatiale et temporelle de la mangrove guinéenne en témoigne à suffisance.

Les travaux réalisés dans la zone littorale de la Guinée en Océanographie á travers les trois grands programmes : Programme <<CLIMAT>> ; <<SHELF>> et <<MANGROVE>> ont permis d’aboutir aux résultats suivants:

ü      Évaluation des cours moyens annuels de la radiation solaire globale, de la nébulosité, des aérosols du trouble atmosphérique sur le territoire national et sur l’Atlantique tropical  Est;

ü      Zonage du  territoire, selon les particularités des processus radiatifs ;

ü      suivi des migrations annuelles de la zone de convergence intertropicale (ZCIT). Cela a permis d’élaborer un modèle de prévision de la pluviométrie avec un écart de plus ou moins 300 mm d’eau de pluie ;

ü      des Atlas sur la variabilité mensuelles, saisonnière, synoptique et interannuelle des champs hydrophysiques et hydrochimiques ;

ü      des cartes sur l’évolution des zones frontales et des upwelling dans la zone littorale de la Guinée ;

ü      la détermination de l’influence des eaux froides du courant des canaries et des eaux d’upwelling nord africain ;

ü      Elaboration de l’Atlas et de la carte de concentration des éléments biotopes ;

ü      Contribution a l’inventaire nation des pressions anthropiques sur les ressources de la zone côtières guinéenne ;

ü      élaboration des stratégies de protection et de restauration des écosystèmes côtiers et marin de la Guinée ;

ü      des recommandations pour une gestion respectueuse de l’environnement marin et côtier ;

ü      la mise en évidence de systèmes de grands courants aux caractéristiques différentes: le courant des Canaries, le courant équatorial, le contre courant équatorial et le courant de Guinée ;

ü      les recherches sur le plancton dans les eaux du secteur guinéenne de l’atlantique tropicale depuis 1983 ont porte sur : l’étude de sa composition taxonomique de son développement de sa distribution spatio-temporelle et de sa dynamique saisonnière en fonction de la structure et du mouvement des masses d’eau ;

ü      production primaire et concentration de la chlorophylle ;

ü      distribution spatiale de la chlorophylle et de la production primaire….

L’exploitation des ressources naturelles de la Guinée montre des signes de surexploitation et de dégradation pour plusieurs raisons. Du fait de leur importance économique et sociale, leur accès (exploitation) et leur protection son devenus prioritaires d’où la création de réserves, de parcs naturels et de récifs artificiels afin de garantir leur durabilité pour toutes les générations.